Comment passer des fêtes relax?

Nos conseils d'écoute active

Christmas

 

1. On a le droit de ne pas être disponible à l’écoute ! 

 

Si vous n’êtes pas dans l’état d’écouter la personne (pas le temps, stressé, pas envie…), dites-le lui en proposant un autre moment. « Je comprends que tu aies très envie que je t’achète ce jouet, mais là on doit finir les courses pour le souper de Noël, donc peut-on en parler ce soir quand nous aurons plus de temps pour en discuter »…

 

2. Ne cherchez pas à résoudre le problème de l’autre!

 

Mais écoutez, accueillez ce que la personne vous transmet. Attention, c’est difficile ! Lui proposer une solution pourrait équivaloir à la mettre dans une position d’infériorité. Le rôle de l’écoutant n’est pas de confronter l’écouté avec ses sentiments mais de créer la sécurité voulue pour qu’il les exprime lui-même. Par exemple si votre compagnon se plaint que son beau-père va encore railler son métier devant les enfants, un début de conversation par « Tu es déçu par son comportement » aura plus d’impact que « Pourquoi pas simplement l’ignorer? ».

 

3.    La reformulation est d’une efficacité étonnante !

 

Même si on peut trouver cela très bizarre et gênant au début, répétez simplement les derniers mots, ou avec des synonymes, sur le ton de l’interrogation.  Particulièrement efficace avec les enfants, qui commencent souvent d’abord par une remarque anodine, le véritable sujet de la conversation venant lui ensuite 😉

 

-« Tous mes copains ont une belle voiture à la maison »

-« Ah oui? ils ont une voiture qui te plait? »

-« Oui, mais ils disent que tu n’as pas assez de sous que pour t’en acheter une »

– « Ils disent ça »

– « Oui, ils vont faire des tours le weekend et je parie qu’ils auront plein de choses géniales à raconter après les vacances de Noël »

– « tu trouves que tu n’as pas de choses géniales à raconter de tes vacances »

– « non, et je suis le seul »

– « et tu n’aimes pas ça »

– « non, pas du tout en fait. Pourquoi est-ce qu’on ne sort jamais le weekend, au cinéma ou quoi? »

-« Je comprends ce que tu ressens et j’aimerai aussi t’emmener à plus d’activités. Mais pour l’instant, on doit faire attention au budget. Nous avons besoin d’autres choses urgentes pour toute la famille, même si c’est moins chouette qu’une sortie au marché de Noël par exemple »

 

4. Faites de la place aux émotions dans vos échanges

 

Par exemple, si votre soeur fait une scène après avoir déballé son cadeau, initiez le dialogue pour la convaincre plutôt en partant de son type de réaction (« j’étais mal à l’aise, tu semblais aussi être sous tension, tu veux qu’on en parle? ») plutôt que d’attaquer de front ses critiques et réticences vis-à-vis dudit cadeau ("tu aurais préféré un autre cadeau?")

 

5. Dernier conseil : Soyez bienveillants avec vous-mêmes !

 

Pour nous aussi il est parfois plus facile d’écouter activement les participants dans le cadre d’une formation plutôt qu’être attentifs à nos proches lors du rush de fin d'années ...

 

Bonnes fêtes sereines et zen à tous !